Cours Hebdomadaires à Paris

Pédagogie du rythme, rythme corporel, bodypercussion, bodyclapping, corporythmie, bodytap…

Les cours proposés depuis 2007 par l’association « La P’tite Mailloche » se déroulent cette année au Studio Bleu 20ème (32, rue du capitaine Marchal, 75020 Paris, métro Porte de Bagnolet, Pelleport ou Gambetta) pour les débutants.

2 horaires sont proposés:

14h – 16h   et  20h30-22h30

Les deux cours ont le même contenu.

Le tarif pour l’année est de 360€ (paiement en plusieurs fois possible)

Le premier cours pris est gratuit et sans engagement.

Ces cours sont à la fois des cours de rythme et de percussion corporelle. Ces cours collectifs, fruits de la pédagogie développée par Ludovic Prével, propose un travail méthodique de compréhension du rythme et de familiarisation avec les principes de base en utilisant les percussions corporelles.

Ce cours s’adresse autant à ceux qui arrivent très bien à jouer mais qui ne comprennent pas ce qu’ils font qu’à ceux qui comprennent ce qu’il faudrait faire mais qui n’y arrivent pas!

Musiciens professionnels ou amateurs, pédagogues, danseurs, éducateurs, débutants ou non, ce cours vous est ouvert.

Il est possible à tout moment de venir assister (et participer) à un cours gratuitement.

 

Rythme, percussion corporelle, corporythmie, bodypercussion, pédagogie du rythme

Compte rendu de Coline Jamet (musicienne et étudiante en formation pour le Diplôme d’Etat en Saxophone, rapport de stage d’observation)

« Percussions corporelles, groupe adulte 2ème année:

C’est le groupe que j’ai le plus observé (4 séances) et donc celui avec lequel j’ai pu constater une progression entre les séances.
Il est composé d’une dizaine d’adultes, certains sont musiciens, amateurs ou professionnels, ils ont aussi très souvent des affinités avec le monde du spectacle et des arts en général (théâtre, mime etc…)

A chaque séance, j’ai pu remarquer que Ludovic Prével observait plus ou moins toujours le même plan de cours, tout en modifiant à chaque fois un peu le contenu de chaque partie selon la progression des élèves. De ce fait j’ai remarqué que les élèves avaient de très bons automatismes dans le déroulement de la séance, et qu’ils étaient tout de suite efficaces et concentrés pour chaque exercice, il n’y a pas vraiment de temps mort, tout est bien articulé.

La séance commence très souvent par une sorte de rituel de chauffe: Disposés en cercle, tous les participants se mettent en mouvement sur une cellule à 4 temps qui sera reprise en boucle: le premier temps correspond à un pas du pied droit vers la droite, le deuxième temps à un pas du pied gauche vers la droite (et rejoint donc le pied droit), le troisième temps au retour du pied gauche à son emplacement initial, et le quatrième temps au retour du pied droit à son emplacement initial également (tout le cours se déroulera sur cette mise en mouvement).
Une fois que le groupe est synchronisé dans ce mouvement, Ludovic Prével instaure un jeu de questions-réponses basé sur des imitations, avec une série d’appels appris lors des cours précédents. C’est un peu l’équivalent des gammes lors d’un cours d’instrument, ou des chauffes collectives qui se pratiquent dans certaines classes de cuivres. Cela permet de chauffer le corps mais aussi de se remémorer les cellules rythmiques de base, à partir desquelles sont construites d’autres cellules rythmiques plus élaborées, que les élèves apprennent et intègrent tout au long de leur progression au fil des années.

Quand Ludovic Prével apprend à ses élèves une nouvelle formule rythmique, il pose d’abord les bases, l’ossature, puis au fur et à mesure complexifie la formule en rajoutant des ornementations. Par exemple on pose d’abord les frappes sur le torse, puis la première ornementation sur les cuisses, puis la seconde etc… (la pulsation étant toujours présente dans le mouvement des pieds). Mais entre chaque étape, il laisse un temps d’imprégnation, où ils discutent entre eux, tout en gardant le rythme. Cela permet d’installer des automatismes avant de passer à l’étape suivante. La discussion est un bon moyen de vérifier si les élèves ont intégré la formule, en état de dissociation.
Parfois l’apprentissage d’une nouvelle formule passe par la combinaison de deux cellules différentes déjà connues des élèves et intégrées.
Il arrive aussi que l’exercice consiste en l’alternance de deux cellules rythmiques ou plus. Par exemple, on alterne deux mesures de « Kuku » avec deux mesures de « Tresillo », ou bien on enchaîne le « continuum » avec le « baladi bendir », puis avec le « palindrome ».

Ludovic Prével aborde également la polyrythmie collective, afin de faire travailler l’indépendance rythmique et l’écoute collective. Par exemple pendant le travail des rythmes de batucada brésilienne, il scinde le groupe en deux: l’un interprétera la partie de « surdo », et l’autre la partie de « tamborim », puis échangera les rôles. Parfois il jouera en même temps qu’eux d’autres continuums pour renforcer leur indépendance.

Un autre exercice consiste à construire une seule formule par plusieurs groupes: par exemple on scinde le groupe en trois. L’un joue les frappes sur le torse, l’autre les frappes dans les mains, et l’autres les frappes sur les cuisses.

Il arrive aussi à Ludovic Prével de scinder le groupe en deux, et de faire jouer à chaque groupe une même cellule rythmique, mais décalée d’un demi-temps, d’un temps, etc…

Plutôt en fin de séance, Ludovic Prével fait improviser des rythmes sur un nombre de mesures définies. Les élèves improvisent chacun leur tour, en respectant la progression du cercle formé en début de séance, et en gardant le mouvement de pulsation aux pieds. Une fois qu’un tour complet a été fait et que chacun est passé, ils recommencent, mais cette fois-ci avec une nouvelle règle (un nouveau tempo ou un autre nombre de mesures.

A la toute fin de la séance, de nouveau ils pratiquent sous forme de questions-réponses encore un exercice « rituel », connu de tous, comme pour se dire au revoir: c’est une cellule rythmique conclusive et humoristique, qui est répétée avec beaucoup de variations de tempo.

Percussions corporelles, groupe adulte 3ème année:

Globalement, le « plan » du cours est le même que pour celui de 2ème année, mais les formules rythmiques sont plus élaborées, et les exercices de polyrythmie collective plus variés encore.

Lors d’un exercice de polyrythmie que les élèves avaient abordé depuis peu de séances, et qui donc pour certains posait quelques difficultés, Ludovic Prével avait une petite technique pour favoriser l’écoute: il éteignait la lumière. Cela était extrêmement efficace. En effet, la percussion corporelle est très « visuelle », une partie de l’apprentissage se fait aussi par mimétisme gestuel, ce qui permet à tout le monde (musicien ou non) de pouvoir jouer une musique tout à fait élaborée: en cercle chacun regarde et peut copuer celui qui est en face, c’est un des nombreux principes, je crois, de la pédagogie de groupe. Mais une fois les gestes globalement bien intégrés par l’ensemble du groupe, il est impératif de se concentrer uniquement sur l’aspect auditif, afin d’affiner la perception rythmique de chacun et du groupe en général. C’est à ce moment là, quand la lumière est éteinte, que l’on se rend compte de la richesse de la polyrythmie, et en quelques minutes on assiste à une synchronisation quasi totale de tous les membres du groupe. Une fois la synchronisation faite, Ludovic Prével rallume la lumière.

Lors du cours auquel j’ai assisté, quelques personnes étaient présentes exceptionnellement,invitées par un membre du groupe. Elles pratiquaient également la percussion corporlle, mais dans le sud de la France, et Ludovic Prével leur a proposé en fin de séance de montrer au groupe comment ils pratiquaient la percussion corporelle, et de diriger une activité. C’était très intéressant, car différent au niveau des frappes (il y en avait aussi sur le ventre, en plus du torse, des mains et des jambes), mais aussi au niveau de la musique produite. (cellules de 9 temps)

(…)

Conclusion personnelle:

Ce stage a été pour moi une très belle découverte, notamment concernant la pédagogie de groupe, qui était en ce qui me concerne un domaine plutôt inconnu. J’ai pu voir qu’avec une pédagogie très bien pensée, de manière progressive, il est tout à fait possible de faire intégrer à des élèves débutants, novices, un répertoire de rythmes très élaborés.
J’aimerai maintenant réfléchir à une application de certains de ces principes dans l’apprentissage du saxophone. Par exemple intégrer dans le cours semi-collectif (2 ou 3 élèves) des exercices de polyrythmie, harmonisés, qui « sonnent », inspirés de musiques traditionnelles de différentes régions du monde? Pour des musiciens qui, en plus des cours d’instruments, ont une pratique d’ensemble (orchestre d’harmonie, bigband…) cela ne peut être qu’un plus pour l’écoute, les carrures, les équilibres sonores etc… car on retrouve ces formules, variées ou non, très souvent dans le répertoire . »

La personne citée dans le compte-rendu en tant qu’invité lors d’un cours de 3ème année est Barth Russo, de la compagnie Décaléou.

 

 

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